Fédération des registres de cancers de Basse-Normandie
La vocation première du registre est de produire, par un recensement actif et exhaustif des cas, des données permettant le calcul d’indicateurs de surveillance de l’état de santé des populations (incidence, survie et prévalence). À ce titre, le Registre participe au programme national de surveillance des cancers de l’InVS.
Les données du Registre sont incluses dans la base de données du Réseau français des registres de cancer (FRANCIM) dont la gestion a été confiée au Laboratoire de Biostatistique de la Faculté de Médecine Lyon-Sud en collaboration avec l’InVS.
Elles sont utilisées pour l'estimation de l'incidence des cancers France entière et par région, et pour l’étude de l'évolution de cette incidence depuis 25 ans. Elles contribuent également à l'estimation de la prévalence et à l’analyse de la survie qui sont régulièrement réalisées au niveau français par le réseau FRANCIM et au niveau européen par le groupe EUROCARE.
Les données du Registre sont également transmises régulièrement au Centre International de Recherche sur le Cancer (Lyon) pour publication dans Cancer Incidence in Five Continents depuis la première période quinquennale disponible.
Le Registre participe aux études coopératives menées dans le cadre des réseaux FRANCIM et EUROCARE visant à évaluer les pratiques médicales en population, diffuser les recommandations des conférences de Consensus et à évaluer leur impact en Santé Publique. Ces études ont porté sur les localisations suivantes : thyroïde, sein, poumon, prostate, testicule et mélanome cutané.
Les données des registres sont les seules qui permettent de réaliser des études en population exemptes de biais de recrutement et sans doublons.
Les données sur l’accès aux soins et les inégalités sociales des personnes atteintes d’un cancer sont mal connues. Les registres sont en relation avec tous les acteurs des filières de soins ce qui leur permet d’identifier les cas incidents et d’obtenir auprès des patients les informations qui leur sont nécessaires.
Concernant les études cas-témoins, les registres représentent les seules bases de sondage permettant la réalisation d’enquêtes non biaisées et représentatives de la population générale.
Les données issues des études ci-dessus sont utilisées par tous les acteurs de la santé.
En l’absence de registre de cancer, il serait impossible de conduire des études prospectives d’incidence sur le risque de cancer en milieu professionnel, par exemple. La collaboration effective avec les organismes agricoles et les structures de formation/information permet d’envisager à terme des actions de prévention.